Leur ineffable étreinte


Pouvoir dire ce miracle de ton corps qui se livre
L'indicible velours de ton regard doré
Quand ta peau veut la mienne et tes lèvres mes lèvres
Qui pourra jamais dire ce que les mots trahissent?

Tu te serres contre moi, tu me murmures des choses,
Des mots secrets d'amour, le printemps qui s'annonce,
Ton infernale envie du plaisir déferlant

Tous les mots font défaut pour dire l'attraction,
La texture de ton souffle qui enfle en vascillant
Comme mes doigts émus glissent où tu les attends
Et ta main qui me touche et tes bras qui me tiennent
Et ta langue oppressée à la mienne emmêlée

Pas d'alchimie verbale, aucun sublime poète
Ne pourra jamais dire cette impatiente étreinte
Quand se dissout l'ego dans nos vies enlacées
Ni l'affolant galop de nos cœurs emballés
Et encore moins le son de ta voix qui t'échappe
Quand l'éreintant plaisir, de ses brûlantes vagues,
Des langueurs du ressac, vient assouvir les rives
Des tréfonds de ta chair, de ton sang, de tes nerfs

Pour l'élan impérieux de nos corps arrimés
Chacun irait à l'autre aussi loin qu'il se trouve
Car l'envoûtement est là, hors du temps et puissant

Ta confiance est sans faille, le don de toi total
À mes paumes, à mon sexe, à ma faim de ton être
Et si je n'ai qu'un mot pour dire cet amour fou
C'est ton visage d'ange et c'est toi qui m'embrasses
Et toi qui me dénudes et moi qui te contemple…

Le mystère est en toi et nulle part ailleurs…
Surtout pas dans les mots qui font toujours défaut