Pour ceux qui n'ont pas l'habitude d'aller voir "Le bleu du ciel" (cf mes liens amis), je ne peux m'empêcher de vous donner à lire ici ce texte sublime. J'espère que l'auteur de ces lignes ne m'en voudra pas. En tout cas, je ne peux qu'encourager les amoureux du langage à aller se perdre dans ce blog mystérieux et totalement fascinant.

"Rarement Bach. Mais…

Dans ma course limpide, j’emporte des oreilles pour l’entendre me parler et des bouches pour lui dire Je te suis, ne vas pas trop vite. Que vais-je chercher dans ses bras que je discerne à peine, que vais-je fouiller dans ses yeux pour qu’à deux, l’autre solitude arrive, lissée par une porte ouverte ? Seuls nos silences le disent. Je n’ai pas grand-chose à lui offrir, je manque un peu de tout et ne rêve qu’en moitiés ; mais j’ai refait mes cicatrices, je les nettoie chaque matin pour timbrer notre lettre. Il pourra la lire s’il s’arme de douceur, touchera ma veine cave, mon grenier, puis ma grange où s’abîmaient des regrets séchés pour l’hiver. Bientôt, nous écrirons le livre que nous ne pourrons pas lire. Nous aurons cette phrase d’où partent leurs histoires, Ne me commence pas sans toi."