Un jour il vint quelqu’un qui
Par mégarde
Le fit fleurir
Ce fut très beau
D’autant que ce désert est vaste

Sans bien vraiment savoir il vint porter de l’eau
Moi qui avais si soif !
Et, après, toute cette splendeur
Ces fleurs !
C’était tant … c’était trop…

Il ne les vit pas

Bref,
N’étant que de passage, l’aveugle et son eau passèrent
S’en allèrent
Bien que ce fût sans ailes
Tout fana, se calcina
Sous ce noir, même la beauté du sable ne se discerna plus

Ce jour, à nouveau, le minéral gagne
Stérile et pur
Et de nouveau j’ai soif