13 février 2008
Entre overdose et manque…
Quand je cours, fourbue,
Dans la foule souterraine,
la foule aux mille visages,
alors je pense à vous
chemins de terre humide
que je n'emprunte plus…
Le soir, à l'heure aveugle,
sous les néons blafards,
je songe à toi la mer,
à tes bleus horizons,
à ton air iodé
que je ne respire plus…
Le nez toujours tendu
vers ce ciel trop pâle
griffé de tant d'avions,
je rêve de sommets,
de pureté bleue et blanche
restée inaccessible…
Lassée des escaliers
de métal tranchant,
je voudrais sous mes pieds
les prairies de là-bas
et porter loin, très loin,
mon regard fatigué.
Commentaires
Oups ! j'ai l'impression que tu devrais aller respirer un peu hors la City. Cela étant, c'est très joliment exprimé.
Je t'envoie une grosse bouffée d'air pur de l'atlantique....
Amicale pensée
et moi...
...je t'envoie de ma montagne une belle boule de neige étincelante.
Bizous
Mathys
Joli poème.
Certains sont en manque de nature, d'autres de macadam à n'en plus finir.
Cependant je sens bien que la ville est un leurre, elle peut manquer quand on n'est pas très bien dans sa peau alors que la campagne c'est plus souvent quand on a retrouvé la raison.
Mu, Mathys > Une bouffée d'air pur et une boule de neige? Merci de l'attention à vous deux :)
Lovedreamer > L'idéal ce serait de pouvoir allez et venir à sa guise entre les deux, prendre le train quand on veut, hop, comme ça, sur un coup de tête, mais pour ça il faut une aisance financière que je n'ai pas!
Je me souviens à quel point le métro parisien m'a fascinée. Une foule lancinante, une foule époustouflante. Je me suis laissée porter, bercer par cette foule..... J'étais comme subjuguée et saoulée (1 an déjà :-(). Mais on ne peut surement pas parler comme cela si on prend le métro parisien tous les jours.
D'ailleurs, il y a tellement longtemps que je n'ai pas pris de vacances que je te comprends Kitty....ma Belle. tu es fatiguée, non ?
Bisous d'Allemagne....où le temps passe mais pas l'intérêt qu'on a pu porter un jour à certains personnes.
Bisous de
Cath.
Cath, merci pour ce petit mot. Moi aussi la foule me fascine. Mais, chaque jour, en effet, ça finit par user un peu…
Biz de Paris :)
Hors des tunnels
Je reprend depuis peu les transports et... tout semble blafard, sauf peut être la vue, hors des wagons, lorsqu'on arrive vers le seine. Le soleil encore timide rougeoit parfois au dessus de l'eau... Normalement, bientôt un bol d'air :-)
Que se passe t'il ici ?
Tout va bien ?
Je travaille et je suis fatiguée… Fatiguée…
Mais ça va.
C'est juste...
... un petit bonsoir amical.
Bizous
Mathys
Cette nostalgie de la nature qui a donné jour à ce poeme sur la banalité de l'enfer urbain,cette nostalgie t'inspire avec beaucoup de justesse et de simplicité.
Mathys > Merci pour ce petit mot, ça fait toujours plaisir ^^
Farid > La nostalgie, n'est-ce pas, a toujours bien su faire parler les hommes :)




