Lundi
J'écoute Anthony and the Jonhnson's en allant à la gare. J'aime cet homme. "Spiralling" est une chanson divine… Temps pourri, grève RATP le matin (train bondé), coup de fil de ma tante désagréable ("votre génération n'a pas le sens des réalités"… très contrariée je suis), boulot, boulot, boulot. Dans l'après-midi, un inconnu m'appelle qui n'est pas un inconnu. C'est Pierre-Yves. Emotion. On se donne rendez-vous pour le lendemain, 18 h. Boulot, boulot, boulot. Grève RATP le soir, deux heures (au lieu de quarante minutes) pour rentrer chez moi sous la flotte, sans parapluie…

Mardi
> J'écris, dans ma tête, une lettre terrible à ma tante… Je ne sais si je lui enverrai… Temps pourri, boulot, boulot, boulot. Je stresse toute la journée à l'idée de rencontrer mon cher Pierre-Yves. J'arrive une heure en avance place Saint-Michel, lui arrive à l'heure prévue. On passe 3 heures ensemble à sillonner les rues et boulevards de Saint-Michel à Odéon en passant par le Luxembourg, je parle beaucoup trop. Il ne pleut presque pas. On s'arrête un moment à la terrasse d'un café. Je lui offre un dessin pour ses quarante ans qu'il a fêté la veille. Il rosit, je crois que ça le touche. Je rentre chez moi fourbue d'avoir tant marché dans Paris, d'avoir tant parlé et écouté, d'avoir tant ressenti. C'était un beau moment.

Mercredi
> Je réfléchis beaucoup à la psychologie de Robin… Le paiement de ma première facture donné il y a plus d'un mois n'est toujours pas arrivée : stress. J'en peux plus d'attendre ce fric. Déjà 2 prélèvements automatiques rejetés… génial… M. me rejoint au taf pour me prêter main forte. Boulot, boulot, boulot. On mange ensemble le midi. On se connaît bien, maintenant, c'est cool. Boulot, boulot, boulot. Mon L. est très déprimé : stress.

Jeudi
> Je rêve d'un ailleurs… M. et moi taffons comme des dingues. M. (qui communique bien mieux que moi) me révèle que S. (la responsable clientèle avec qui on bosse) est en train de perdre sa mère et que c'est pour ça qu'elle est dans cet état de déprime… le genre d'état qu'on n'arrive plus à cacher… J'ai connu la même chose il y a sept ans, je compatis. On abat une besogne monstre. Le client met la pression ("comment ça se fait, on n'a pas encore vu toutes les pages, gnagnagna) : stress. La migraine menace. Je prends un Zomig. Au lieu de 10 mn habituelles, je prend 2 heures pour manger le midi avec une amie chère. Je lui parle du film "Home" de Yann Athus-Bertrand, de l'état de notre planète. On refait le monde… J'aime… La tajine est délicieuse, la migraine est passée. Boulot, boulot, boulot.

Vendredi
> Je crois que je déteste la France… L'épuisement menace dès le matin. Toujours pas les sous sur mon compte GRRRR! C., mon agent, m'appelle en fin de journée pour me parler de mes futures vacances. Rien que le mot me fait du bien ! Ça serait début août… au moins quinze jours. Je sais déjà que j'irai sûrement deux ou trois jours chez Kleger si ça peut se faire. Elle me montrera son pays :) . Problème techniques vers seize heures. La prod est ralentie alors qu'on nous demande d'accélérer : stress. Migraine. Je finis la journée sur les genoux. Je prends un Zomig qui me met KO, je dors une heure en rentrant. On mange dehors, il fait doux. C'est le week-end… Enfin!!

Là, maintenant
> Le ciel est tellement beau… Il fait chaud comme en été (mais c'est bientôt, au fait!). L. a le moral, il me parle de "glyphe de distraction" et de "cape d'ombre" (les initiés reconnaîtront), Kitty dort à côté de moi et moi je m'apprête à peaufiner le prochain épisode de Robin et Charles-Edouard. Je pense à Pierre-Yves qui s'amuse à Barcelone. Je pense aussi à la fête qu'on va faire début juillet. J'espère que beaucoup de monde viendra. Mes sous ne sont toujours pas arrivés mais je m'en fous. On verra ça lundi. Le week-end : interdiction de stresser. :)