Où demeure la vraie vie
qu’un rêve t’a promise ?

Sous quels fronts fous en feu,
en quelles terres d’ardeur ?

N’est-elle que le temps
qui nous souffre si peu,
nous happe,
nous offense,
nous tue
mais offre tout ?

La belle liberté,
libellule infinie,
généreuse affolante
qui tourne, tourne et tente…
Ce bien trop grand pour nous,
qui est prêt à en jouir ?

Un beau jour, l’honorer
sera grande aventure !
Mais il faudra grandir
pour tant d’inouïes largesses…

Du carcéral ego
les grilles tomberont !
Couler au plus profond
du désir sans fin
ne nous fera plus peur,
à nous,
premiers humains !

Car le souffle,
en tous lieux,
s’épanouira enfin !