orch1Caritas

La paix qui tombe à la dernière minute
Le thé sans sucre et ce qu'il nous est donné
De faire ou de continuer sans but
Aux orphelins aux tristes aux prisonniers

Et le récit d'un jour vraiment parfait
La beauté de certaines publicités
L'idée qui se change en lumière sensible

Que tout ne saurait être impardonné
Et notre nostalgie de l'impossible.

Nous pensions que trop d'amour ampute
Et faisions des envieux par volupté
La gourmandise régnait sur nous abrupte

Ne pas déplaire avoir pour conseillers
Les besoins de revanche impensés

Surprendre autrui étant le combustible
Nous ne laissions qu'un voyant allumé
Et notre nostalgie de l'impossible.

orch2Parfois des existences radieuses débutent

Après les temps morts ou les jours fériés

Elles récoltent l'or des moments hirsutes

Assises par terre comme si de rien n'était
Divulgant leur nom aux inutiles et
Partageant leur riz pour la dignité
D'être ignorants des milieux compatibles
Partageant toute envie de vérité

Et notre nostalgie de l'impossible.

Ton cœur ressemble à un chantier secret

Où germe en douceur la force invisible
Qui ouvre à temps les portes condamnées

Humble aimante inventive et disponible.

Eva Rahamefy

Extrait de "Et tant vaut la journéee"