J'aime la force de ces motsPhoto0024

"Dérives nocturnes

Noircir sa page dans l’obscurité du soir et contempler du haut des tours les silhouettes de la ville…
Je divague, respire, j’explore et espère être le premier à re-fouler ce sol sali par la folie des hommes. Je dérive comme un rafiot qui coule, navigue entre les recoins oubliés. Ont part en mission et on distille nos pensées indélébiles sur vos murs trop blancs. L’asepsie me rend nauséeux, S’en ai troublant.
Qu’est-ce que j’fous là, en pleine nuit, une frontale à la place des yeux, un sac sur l’épaule, un putain de sourire hasardeux ?… La weed à tonton m’a encore décollé l’affiche. Ben ouais, j’ai les idées lumineuses dans cette pénombre ! Les ombres qui serpentent autour se font plus charmantes que vos perspectives.
Des rives dévient notre trajectoire, troublent ce flux incertain, aléatoires. Le phare s’est éteint tôt ce soir, à 20h30 je crois, c’est pas la gloire? Les braves gens savaient tout de leur vie, couchés sur leur linceul bourgeois. Et nous, ont trace ramasser la cerise pourrie sur la galette des rois.
On visite vos ouvrages opaques pour récupérer les surplus d’assurances. Les sirènes des porcs nous guident dans notre errance. On part à pattes, peut-être tout près, avec ou 100 passeports pour l’ivresse.
C’est l’chantier dans mon crâne, c’est l’merdier dans mon foie et là, j ‘frime pas. Y’a des fois j’regrette le calme d’une soirée soft, tellement d’fois j’ai failli mourir de soif. Y a trop de trous dans mes récits mais le voile devant ma vue ne rend pas mes pensées hermétiques. En toile de fond, j’abreuve mon ignorance. Et ouais j’fais du « bénefs » quand tu pionces ! Je reprends ce qui t’appartient. Détrompe-toi, je ne reprends qu’un peu de ce qui m’appartient.
Ta patrie assombrit les miens. Ce soir, je marche loin de tes préoccupations, ce soir, la nuit divague et nous on la soutient jusqu’à demain…"

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