Message à mes très chers, rares, fidèles, lecteurs.


Je m'en veux de ne pas communiquer davantage avec vous, mes chers passants qui, déçus de ne rien voir paraître de nouveau ici, me visitez presque quotidiennement et repartez bredouilles de nouvelles de mes personnages Yan et Yvan…

Rassurez-vous, je fais tout ce que je peux pour les faire se réunir à nouveau. Malheureusement, cet entêté de Yan me résiste farouchement. Trop de souffrances passées — pensez, de telles blessures dans un petit cœur sensible de 17 ans ! — le retiennent d'aller aujourd'hui s'abandonner dans les bras d'Yvan, comme au bon vieux temps. Il n'y a rien à faire : pour le moment, il ne peut s'y résoudre. Il va encore falloir que je laisse passer du temps pour qu'il se décide, pour que j'arrive à réparer, dans son cœur de maintenant vingt ans, le ressort un peu grippé de l'Amour. Et, il se décidera, j'y veillerai. Ne vous inquiétez pas, chers lecteurs.
Le soucis, c'est qu'en plus, Yvan ne m'aide pas, vu qu'il a la trouille, cet idiot. Moi qui croyais qu'il allait repartir, tel un fier chevalier, à la reconquête de son jeune amant adoré. Et bien, non, pas du tout. Je me fourrai le doigt dans l'œil. Il a peur. De quoi, me direz vous ? Ça reste encore à définir, et pour ça, j'ai besoin de rentrer encore un peu plus dans son cerveau fictif et néanmoins complexe… Je crois qu'en décidant de devenir un mec bien, notre Yvan a perdu pas mal de l'audace qui le caractérisait. Entre autre. Bref, tout est plus compliqué que je ne croyais. Un peu comme dans la vraie vie, voyez.

Le cœur de l'un, le cerveau de l'autre, et vice et versa, vous l'aurez compris, j'ai encore du pain sur la planche. Je vous le dis, chers lecteurs, ces deux là ne me facilitent pas la tâche. Mais, je ne me laisserai pas faire. Non mais, qui est le chef, ici?

En attendant, et parce que j'ai beaucoup de tendresse pour mon narrateur malgré ses défauts innombrables, je vais accorder un joli moment de sensualité à notre bel Yvan dans l'épisode suivant. Moi aussi, je trouve qu'il le mérite (Cornus, Domino, je sais que vous souffrez pour lui, donc bon…).

Je vais tenter de terminer ce passage aujourd'hui, ou au pire, avant la fin de la semaine, bien que j'ai, actuellement, énormément de difficulté à écrire. Beaucoup de plaisir, pourtant, mais, je ne sais pas, je patauge et tâtonne sans fin, un peu comme si je faisais mon premier napperon. Moi qui n'ai jamais appris le crochet de ma vie. Vous imaginez la galère.

Bref, j'ai besoin de vacances. Je n'en ai pas pris depuis plus de trois ans et je pense que le rythme extrêmement laborieux auquel j'alimente ce blog n'est pas étranger à ma grosse fatigue actuelle.

Merci à tous pour votre patience et votre intérêt.

 

PS : Pour information, l'épisode à paraître est la suite directe du précédent.