Chères passantes, chers passants,

Comme l'an dernier à la même époque, j'en ai plein le dos de la bêtise de mes concitoyens aussi rancis que rétrogrades, et je suis inquiète de la tournure que prennent les événements. À force, on n'a plus envie de rire ou de se moquer, on a simplement peur…

Élisabeth Roudinesco‬ a écrit un très bon billet qui exprime parfaitement mon ressenti. Je vous invite à le lire. Elle y dit, entre autre, "N'en déplaise aux ligues fascistes. Il ne faut pas s'y tromper : l'ennemi à combattre aujourd'hui c'est la "bête immonde" dont les partisans accrochent pêle-mêle au cou de leurs enfants en bas âge, lors de leurs manifestations, des pancartes où l'on peut lire : "à bas les homos, à bas les Juifs, à bas Taubira, à bas les familiphobes, dehors les étrangers, etc...".

Pour en revenir à ma nouvelle en cours d'écriture, à Axel, à Max, à Sara, je me vois dans l'obligation de faire interférer la réalité actuelle avec cette fiction. Le prochain épisode verra donc la confrontation de Max avec sa mère qui digère très très très mal la conversion de son fils hétéro en fils homo. Vous connaissez maintenant le caractère un peu sanguin de ce personnage qui n'hésite pas à se bagarer à le première insulte, vous imaginez donc que ce face à face va être pour le moins orageux. J'espère qu'écrire la colère et la révolte de Max sera pour moi l'occasion de me défouler et que ça me fera un peu de bien au moral.

Merci à tous de votre patience et de votre fidélité.

 

Un petit dessin pour sourire quand même… (Mais, je vous, dis, je n'y arrive plus ces temps-ci.)

Dessin de Alain Goutal