Cauchemar 1 - mardi
Je me perds dans les transports en commun parisiens. Rien n'est comme d'habitude, il y a des déviations partout qui me font m'égarer dans les couloirs. Je reste calme et finis pas m'y retrouver malgré tout. Je sors enfin à la surface. Le temps est maussade sur la ville, le ciel lourdement nuageux d'une couleur beige inhabituelle. Il devient menaçant. Je me dis qu'il va pleuvoir ou grêler. Mais, soudain, ce sont des pavés de pierre qui tombent du ciel. Ces cubes de granit que l'on utilise pour paver les rues de Paris. Je me demande si je vais réussir à me mettre à l'abri avant que l'un d'eux ne m'atteigne et ne me blesse. Je me réveille.

Cauchemar 2 - mercredi
C'est l'été et je suis en vacances sur une île verdoyante parsemée de villages aux maisons blanches. Le ciel est bleu, la mer est belle. Alors que je l'admire, je vois les vagues amplifier anormalement vite (il n'y a pas de vent), devenir peu à peu énormes, puis vraiment démesurées, au-delà du possible. Je regarde se lever dans le ciel bleu un tsunami puissance mille. Ce qui est bizarre c'est que le temps reste beau, l'air est doux et calme, la lumière estivale. La vague monstrueuse grandit tant qu'elle devient plus haute que le ciel. Je monte vers le point le plus élevé de l'île, une paisible prairie bombée. Je réalise alors que suis seule sur l'île. Je suis soulagée qu'il n'y ait personne à prévenir de la catastrophe mais, arrivée là haut, je me sais condamnée malgré l'altitude. Je tourne la tête et mon effroi fataliste vire à la terreur. De l'autre côté de l'île, une vague symétrique à celle-ci arrive. L'île va être recouverte par tous les côtés, l'océan va m'avaler. Le tsunami n'est là que pour moi. Je me réveille.

Cauchemar 3 - jeudi
Je suis un adolescent effrayé. Il fait nuit, je suis assis dans mon lit, en pyjama, les yeux écarquillés, l'attention intensément fixée sur le mur de briques de ma chambre, juste en face de moi. Je pressens un danger imminent que je ne saurais définir. Soudain le mur de disloque, précisément à l'endroit où je le regardais. Il implose littéralement, les briques volent en tout sens. J'assiste à l'événement tétanisé de frayeur. Le dos raide, accroché à mon lit, je fixe le trou maintenant béant qui donne sur le vide et la nuit. Après deux secondes d'un calme et d'un silence insoutenables, le trou m'aspire avec mon lit, et me fait disparaître comme un aspirateur avalerait une poussière. Je me réveille.