18 octobre 2009
Bouquet d'octobre
Chers blogueuses, chers blogueurs, voilà un bout de temps que je n'ai rien posté. Les aléas de la vie m'ont retenue éloignée de ce lieu, certes virtuel, mais lieu tout de même puisqu'il s'y réalise de véritables échanges… Je vois qu'en mon absence, à mon heureuse surprise, ça va et vient toujours un peu ici. Chaque jour ou presque des passants lisent (ou relisent?) mes nouvelles. Ça me fait plaisir de savoir que les choses continuent de vivre sans moi.
Le programme des semaines qui viennent verra le retour de Robin et Charles Edouard, deux personnages qui m'ont accaparée bien davantage que ce que j'avais prévu. Il y aura vraisemblablement encore trois épisodes. Dans un premier temps Charles Edouard affrontera sa mère dans un intense face à face oral comme je les aime (en cours d'écriture), dans un second temps, Robin, de retour dans la ferme de ses parents, va dévoiler sa nouvelle vie (un peu sans le vouloir) à ces derniers, puis dans un ultime volet, nous verrons nos deux compères réunis pour une vie commune qui s'annonce, ma foi, haute en couleur :)
Quand au Dégel, il faut que je me remette un peu dedans. Je vous tiendrai au courant.
J'aimerais aussi éditer, mais j'ai besoin de vos lumières et de votre recule. Quelle(s) nouvelle(s) parmi celle(s) présente(s) ici, serai(en)t éditable(s) selon vous? Les votes sont ouverts. Donnez-moi votre avis.




Merci à tous de votre fidélité :)
08 mai 2008
Encore le bleu du ciel
Lire ces mots me prive quasiment de l'envie d'écrire...
"Je le lis tous les jours, même quand il n’écrit pas. Jadis, je me suis
inquiété de le savoir triste, à la recherche de celui qui tardait. Puis
vint leur tour, lit de roses. Hier, j’ai marché sous les voûtes,
admirant son travail, ces visages dont il a le secret, comme s’il
savait - lui - où vont les doutes. J’ai risqué quelques phrases, pas
longtemps, son monastère entre nous. Son visage est d’un doux qu’on
prête aux écorchés ; ses yeux sont d’un bleu malicieux qui le prémunit
des ténèbres ; sa voix refait chaque jour sa vie pourvu qu’il y ait
quelqu’un. Je suis rentré chez moi avec du beau sur les heures. Ces
mots sont pour lui, puisque je ne peins pas."
18 mars 2008
D'où vient Yan?
Je ne devrais peut-être pas dévoiler la genèse de ce personnage au risque qu'il perde quelque mystère mais après tout, il y a peu à parier que cela entamera quoi que ce soit de son charme…
La première fois que j'ai pensé à lui j'avais 23 ans, donc ça fait un bail. Le moment du baiser, la scène du ruisseau (chapitre "un joli coin"), m'est venue comme ça. L'idée d'Yvan à cet instant T était déjà nette, un quadra désabusé dans une mauvaise période de sa vie qui est là, au soleil, près de cet ado qui lui tourne autour, séduisant et intouchable. Il est là, dans ce coin de paradis, à tenter le diable en s'isolant avec lui. Il y avait déjà les éléments de base de cette scène : le contexte des vacances d'été, une atmosphère sensuelle, le danger de céder à la tentation, la grande différence d'âge, la filiation de Yan (fils du meilleur ami, etc., vous connaissez l'histoire ^^)… tout ça.
Je visualisais clairement le mec usé qui résiste puis craque, qui se penche sur le visage de ce jeune ingénu qui n'attend que ça. Il y avait donc ce baiser, ce geste décisif, où le plus jeune triomphe et où le plus vieux sait qu'il vient de transgresser certains principes de sa vie comme principalement celui de ne jamais se laisser aller à ressentir une émotion profonde et véritable.
Bref, d'où vient donc notre jeune Yan si parfait, si généreux et même idéalisé diront certains? Et bien voilà, je crois qu'il vient de mes propres seize ans que je n'ai pas vécu comme j'aurais dû. J'étais très réservée. Observatrice dans l'âme, je n'agissais que peu. Le fait d'être en vie me laissait dans l'expectative et l'inquiétude. La vie m'étonnait trop pour que je pense à la vivre en fait. Je n'avais rien d'une insouciante, hélas! Et Yan est l'ado que j'aurais aimé être : audacieux, expérimentateur, doué pour la vie. Moi je n'étais douée que pour le dessin...
Les gens qui ont la chance de commencer dans la vie avec autant d'atouts, comme ceux que j'ai décidé de prêter à mon Yan, son rares, je ne l'ignore pas. Famille unie, vivacité d'esprit, beauté, curiosité, précocité, oui, je sais ça fait beaucoup pour un seul homme mais c'est comme ça. J'ai beau savoir que les romans préfèrent les âmes torturées et les parcours accidentés c'est ainsi, j'avais besoin de revivre mon adolescence autrement grâce à ce personnage. Même si ce n'est qu'illusion, il me fait du bien ce petit Yan. Et puis après tout, il n'est jamais trop tard pour revivre les choses grâce au pouvoir de l'imagination.
J'avais aussi besoin de voir évoluer un être plein de grâce et de talent comme il arrive rarement d'en rencontrer, de le confronter à toutes ces choses qui freine l'élan vital, à travers le personnage d'Yvan, la peur, la lâcheté, la superficialité, etc. Mais là j'amorce une autre sujet dont je pourrais parler de heures...
Depuis quelque temps, j'écoute avec plaisir le sympathique album de Paolo Nutini. Je l'avais découvert grâce à notre douce Zazie nationale qui a fait un duo avec lui dans son dernier album à elle et j'avais apprécier dès le début sa belle voix grave et éraillée chargée de blues mais je ne m'étais pas encore véritablement intéressée à l'artiste lui-même. Puis, j'apprends récemment que ce chanteur n'a que 19 ans! Ca ne cadre pas du tout avec sa voix, cet âge là. Je me renseigne donc sur lui et, petite émotion, il ressemble pas mal à l'idée que j'ai de Yan sur scène, en plus sage. Mon Yan n'est donc pas si invraisemblable! C'est de cette grâce là dont je parle : avoir déjà tant à donner alors que les années d'expériences n'ont pas encore été accumulées. La vérité c'est que je suis terriblement jalouse de Paolo et de Yan :))
En un mot comme en cent, Yan vient de mes regrets...
04 janvier 2008
J'avoue tout
J'avoue, en ce moment, je m'éparpille un peu. Fatigue due à l'absence de vacances et préoccupations professionnelles y sont pour quelque chose. J'ai l'opportunité de me mettre au statu indépendant courant janvier et ça me fait un peu peur. Toutes ces connaissances administratives et fiscales dans lesquelles je dois me plonger pour mettre les choses en route à ce niveau ne sont pas très en phase avec mon tempérament "tête dans les nuages"… Mais un peu plus de liberté vaut bien de se donner un peu de mal, n'est-ce pas? Je me fais violence pour apprendre à connaître tous les tenant et les aboutissants de cette nouvelle aventure!
Donc ne vous étonnez en rien de me voir ralentir un peu le rythme de mes posts ici.
En ce qui concerne Yan et Yvan, ne vous inquiétez pas, ils sont tous deux plus que jamais présents dans ma tête et mes carnets et vous allez très vite les retrouver. J'ai encore beaucoup à dire d'eux. La vie commune est un drôle de défi avec ses charmes et ses difficultés que chacun des deux va éprouver à sa manière. La musique et la scène qui pour Yan étaient jusqu'ici un vague désir, vont devenir une véritable passion et prendre donc une place de plus en plus importante dans sa vie. Le début d'une carrière prometteuse dans ce milieu semble même s'annoncer pour lui, avec tous les risques et changements que cela comporte. Yvan, toujours entravé par les démons de l'angoisse et de l'amour propre trop faible, embourbé dans ses questions existentielles, saura-t-il le suivre dans cette aventure? L'un fonce vers l'avenir, quand l'autre prend du recule sur lui-même au point d'entreprendre une psychothérapie. La question qui prédomine : comment vont-ils faire pour rester en phase?
Vous saurez bientôt tout ça :))
Merci en tout cas de votre fidélité et de votre attention, chers lecteurs. C'est à vous que je dois d'avoir conservé mon impulsion car la persévérance n'est pas mon fort en temps normal, en dehors des liens d'amitié et d'amour. Cela va sans dire ^^
Meilleurs vœux à toutes et à tous!
09 avril 2007
Au soleil
À ma fenêtre, je vous concocte une petite nouvelle printanière, histoire de détendre un peu l'atmosphère que les affres de mon pauvre Yvan ne manquent pas d'alourdir ces dernier temps sur ce blog qui se veut pourtant empli de bien-être. Le linge sèche au soleil d'avril, le petit de la voisine d'en bas joue en gazouillant dans l'herbe de leur jardin (ha quelle chance un jardin!) et moi je prends quelques couleurs en relisant et rectifiant la jolie rencontre de Gabi et Etienne. Bon, ce n'est pas tout ça, il faut que je vous laisse, je vais profiter du jardin de mon père et me préparer mentalement au barbecue de ce soir. Que d'efforts en perspective!!
28 septembre 2006
Mes petits préférés
01 septembre 2006
Nous sommes tous DADA ^^
Suite au texte d'Argile Rouge, je me replonge avec curiosité dans les élucubrations dadaïstes. Je relis le Manifeste DADA de 1918 de Tristan Tzara et, entre autres, voilà sur quoi je tombe :
"Il y a une littérature qui n'arrive pas jusqu'à la masse vorace. Œuvre de créateurs, sortie d'une vraie nécessité de l'auteur, et pour lui. Connaissance d'un suprême égoïsme, où les bois s'étiolent. Chaque page doit exploser, soit par le sérieux profond et lourd, le tourbillon, le vertige, le nouveau, l'éternel, par la blague écrasante, par l'enthousiasme des principes ou par la façon d'être imprimée. Voilà un monde chancelant qui fuit, fiancé aux grelots de la gamme infernale, voilà de l'autre côté : des hommes nouveaux. Rude, bondissants, chevaucheurs de hoquets. Voilà un monde mutilé et les médicastres littéraires en mal d'amélioration.
Je vous dit : il n'y a pas de commencement et nous ne tremblons pas, nous ne sommes pas sentimentaux. Nous déchirons, vent furieux, le linge des nuages et des prières, et préparons le grand spectacle du désastre, l'incendie, la décomposition. préparons la suppression du deuil et remplaçons les larmes par les sirènes tendues d'un continent à l'autre. Pavillons de joie intense et veufs de la tristesse du poison."
A lire ces lignes, je pense aussi au blog de Jonas, à sa singularité…
24 août 2006
Pour ceux que ça intéressent
Voici mon mémoire de fin d'étude à dispo si le cœur vous en dit.
> ICI_Partie 1
> ICI_Partie 2
> ICI_Partie 3
J'y parle des mystères du langage. N'hésitez pas à me faire part de vos réflexions.
16 mai 2006
Hommage
Pour ceux qui n'ont pas l'habitude d'aller voir "Le bleu du ciel" (cf mes liens amis), je ne peux m'empêcher de vous donner à lire ici ce texte sublime. J'espère que l'auteur de ces lignes ne m'en voudra pas. En tout cas, je ne peux qu'encourager les amoureux du langage à aller se perdre dans ce blog mystérieux et totalement fascinant.
"Rarement Bach. Mais…
Dans ma course limpide, j’emporte des oreilles pour l’entendre me parler et des bouches pour lui dire Je te suis, ne vas pas trop vite. Que vais-je chercher dans ses bras que je discerne à peine, que vais-je fouiller dans ses yeux pour qu’à deux, l’autre solitude arrive, lissée par une porte ouverte ? Seuls nos silences le disent. Je n’ai pas grand-chose à lui offrir, je manque un peu de tout et ne rêve qu’en moitiés ; mais j’ai refait mes cicatrices, je les nettoie chaque matin pour timbrer notre lettre. Il pourra la lire s’il s’arme de douceur, touchera ma veine cave, mon grenier, puis ma grange où s’abîmaient des regrets séchés pour l’hiver. Bientôt, nous écrirons le livre que nous ne pourrons pas lire. Nous aurons cette phrase d’où partent leurs histoires, Ne me commence pas sans toi."











