Le blog de l'Errance

La vie m'étonne chaque jour : le pouvoir des mots, la beauté de l'amour et du corps dans l'intimité et la magie de l'anodin quotidien… J'aime être en vie et vous le dis.

20 décembre 2009

Do comeco a o fim… Troublant

Image_1

Image_3 Image_6

Image_7 Image_11

Image_8
João Gabriel Vasconcellos & Rafael Cardoso in "Do Começo ao Fim"


C'est l'histoire de deux demi-frères qui, comme vous pouvez le constater ci-dessus, s'aiment … Comment dire ? Beaucoup…

Si le sujet de ce film brésilien et le peu que j'ai pu en voir me laisse vaguement perplexe et plutôt séduite (je dois être dégénérée mais je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit de répréhensible dans l'idée de cette relation dépeinte comme sincère et réciproque), l'amour des deux frères et le jeu des deux acteurs dans les extraits visibles m'ont procuré une étrange sensation de déjà vu. Oui, tout ça m'évoque bien des scènes familières imaginées sur ce blog par l'écriture ou le dessin. Fond, minimaliste, bichromie, beauté masculine idéalisée, extrême tendresse des gestes, autant dire que ça m'a fait comme si je voyais mise à l'écran, telle quelle, l'une de mes rêveries préparatoires à l'écriture ou au dessin. Comme quoi, j'ai pas beaucoup d'imagination… En fait, ça me coupe un peu l'herbe sous le pied.

Bref, quand je vois ces images, je me dis que je ne sers plus à rien…

Si vous voulez en savoir plus sur ce film (et voir en entier le trailer dont sont issus ces clichés) > ICI
Si vous savez lire le portugais et/ou que vous voulez voir d'autres photos, le site officiel > http://docomecoaofim.com.br/

Posté par kitty78 à 16:27 - LIRE, VOIR, ECOUTER - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


12 novembre 2009

Félix a un blog maintenant :)

JeremySunnyDay6

Posté par kitty78 à 01:28 - LIRE, VOIR, ECOUTER - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 septembre 2009

Robin - Partie 10 (nouvelle)

Il n'était pas loin de quatre heures du matin quand, après mille hésitations, vagues d'angoisse et pointes d'exaltation, Charles Edouard se décida à pousser la porte de la chambre de son colocataire. Il y entra sur la pointe des pieds et, tout frémissant dans son beau pyjama de soie, s'assit au bord du lit. A la lumière de la lampe de chevet restée allumée, le visage à demi caché dans son bras replié, Robin dormait à poings fermés, une main abandonnée sur son ventre nu. Ce n'était pas étonnant, vu l'heure. Cela laissait encore un peu de temps à Charles Edouard et il en fut soulagé. Il contempla le tableau saisissant de sensualité qu'offrait le bel endormi. Dire que lui, Charles Edouard, Marquis de la Bressonnière — si ce titre avait encore un quelconque sens aujourd'hui —, descendant de trente générations de nobles seigneurs et glorieux chefs militaires auteurs de tant de hauts faits, fils aîné de feu Louis de la Bressionnière et de sa veuve, née Marie-Elisabeth de Chavigné, lui, donc, se trouvait là, dans la chambre d'un garçon, la sueur aux tempes et le bas ventre en émoi. C'était invraisemblable et pourtant… L'idée, la seule idée de le toucher, de le respirer, de découvrir ses attentes, le renversait. Il en avait besoin, il en avait envie, tellement envie. Il ne pouvait plus ne pas le reconnaître. Et, s'il n'arrivait toujours pas à se faire à la vision de cette intimité imminente — impensable transgression —, en revanche, il parvenait encore moins à se l'ôter de la tête — sublime transgression. Il n'avait plus le choix. Il ne lui restait qu'à se défaire de si peu d'entraves, au fond… Il aurait d'ailleurs été bien en peine de dire en quoi celles-ci consistaient précisément. Deux fois déjà il avait connu sa bouche. Le besoin de la connaître encore, puis de découvrir le reste, s'était fait plus pressant chaque jour. Il avança la main, lui effleura la joue, le cou, l'épaule, le cœur en vrille, le bonheur à vif. Lorsque Solène, la toute première fois, l'avait regardé, il s'était senti tout pareil à maintenant, au bord d'un précipice attirant, prêt à céder au vertige.
 
Robin, qui possédait le sommeil lourd d'un enfant, ne sentit ni les caresses, ni le baiser qu'on lui déposait sur le front, ni même qu'on se glissait dans son lit.
Comme chaque fois qu'il se couchait avec en tête une heure de levé programmée, il s'éveilla quelques minutes avant que ne retentisse le réveil. Il sourit en découvrant Charles Edouard endormi à ses côtés. Le simple fait de le voir là, même si c'était à l'autre extrémité du lit, à cinquante prudents centimètres de lui, récompensait sa patience. Le fastidieux apprivoisement avait donc porté ses fruits. Il allongea le bras et lui caressa les cheveux.
— Salut, murmura-t-il dès qu'il le vit ouvrir les paupières.
— Salut, répondit Charles Edouard.
Le garçon se laissa aller à la joie de se familiariser avec son visage ensommeillé, attendant simplement qu'il déposât les toutes dernières armes de sa crainte. Enfin, il s'amadouait. C'était beau à voir. Ce fut même ce grand hésitant qui déclencha le premier l'étreinte en venant se blottir contre lui. Il se cacha dans son cou, se laissa enlacer et l'enlaça à son tour. Quelle satisfaction c'était, déjà, de connaître enfin son poids et sa chaleur, de glisser les mains dans son dos, sous le tissu, un simple geste dont il rêvait depuis des mois. Les deux garçons s'étreignirent ainsi un long moment avant de céder au baiser qui couvait. Alors, dans une fougue splendide, une fougue qui les mena jusqu'aux jambes emmêlées et aux corps empoignés, ils virent affluer, sous la pression de leurs lèvres, tout l'espoir, toute la faim et l'électricité qui s'amoncelaient en chacun d'eux depuis leur rencontre. Robin, loin de s'attendre à tant de fièvre de la part de cet homme si policé, s'abandonnait déjà. Charles Edouard se découvrit plus avide qu'il ne l'aurait cru. Mais, il faut dire, Robin sentait si bon la Vie et l'Amour, son corps le réclamait avec tellement de force. C'en était enivrant. Il se voyait déjà l'essouffler de plaisir, entrevoyait l'issue… Mais, alors que les prémices d'une franche excitation les emportaient déjà et que leur état à chacun ne faisait plus de mystère, Robin se figea. Son regard venait par hasard de croiser le cadran du réveil.
— Ne me dis pas qu'il est déjà cette heure là ! S'exclama-t-il.
Mais il était bel et bien neuf heures et quart.
— Merde, merde, merde ! Ça veut dire qu'il me reste trois pauvres quarts d'heure pour attraper mon train… Excuse-moi.
Se dégageant des bras de Charles Edouard, il jaillit du lit, le laissant là tout bête sous la couette, débraillé dans son pyjama déboutonné, ébouriffé et rose comme un gamin qui a chahuté. Ne sachant trop par quoi commencer, le garçon  attrapa ses vêtements d'une main puis se prit le front de l'autre.
— Rha, il faut que je m'active grave, là !  Si je le loupe…
— Tu ne peux pas prendre le suivant ?
— Non. J'avais regardé : il est trois heures après et mes parents m'attendent de pied ferme pour déjeuner. Ça fait super longtemps que je ne les ai pas vus, tu comprends. Je ne veux pas leur faire faux bond, — il fit mine de humer une délicieuse odeur dans l'air — et je sens d'ici le bœuf bourguignon que ma mère commence à faire mijoter pour fêter mon retour.
— Je vois, fit Charles Edouard avec un sourire contraint.
Robin se rassit près de lui avec une moue ennuyée. Cette interruption, tout de même, c'était un peu rude pour une première fois.
— Je suis désolé.
— C'est de ma faute. Je me décide pile au moment où tu t'en vas.
Il se considérèrent, l'un et l'autre pareillement tiraillés par l'envie de se toucher encore. Robin s'en mordit la lèvre.
— Et si je t'emmène à la gare en voiture ? Suggéra Charles Edouard.
— Tu ferais ça ?
— Evidemment.
— Ça me sauverait carrément la vie ! Ça voudrait même dire que j'ai le temps de prendre une douche ! Ou plutôt que NOUS avons le temps de prendre une douche.
Sur ce, sans laisser à Charles Edouard le temps de réagir, il le saisit par la main, le tira hors du lit et l'entraîna dans son sillage.
— Viens.
— Mais, où… Qu'est-ce que tu veux faire ?
S'interrompant dans la course, Robin fit volte-face pour le rassurer et, accessoirement, pour le faire taire. Il lui prit le visage dans les mains et lui offrit un baiser doux et appuyé, le genre de baiser qui apaise et enflamme à la fois, qui vous fait perdre le fil de vos pensées, voire toute notion de vocabulaire.
— On va faire d'une pierre deux coups, murmura-t-il à un Charles Edouard subitement départi de toute velléité de résistance.
Arrivé à destination, c'est-à-dire dans la salle de bain, il le défit de son haut avec des regards comme des caresses puis s'agenouilla pour s'attaquer au bas. Charles Edouard eut alors un peu de mal à faire abstraction de l'emballement alarmant de son rythme cardiaque. Aux premiers baisers sur son ventre, il crut défaillir et dut se rattraper à la commode juste derrière lui pour ne pas chanceler. Quand, pour finir, une langue décidée lui explora le nombril puis partit cheminer plus bas lui faire une très agréable démonstration de sa dextérité, il abdiqua. Les premières ondes d'excitation l'irradièrent si brutalement qu'il fit tomber la moitié des objets qui se trouvaient sur le meuble : boîte à cotons, brosse à cheveux et savonnette… Difficile de dire, du manque de temps ou de la hâte à jouir, ce qui teintait ainsi d'urgence cette première fois avec son cher Robin qu'il s'était toujours imaginée progressive et contemplative. C'était bien simple, ils n'avaient même pas eu le temps de bien se regarder.
Haletant — sans doute autant de désir que d'émotion —, il laissa passivement le garçon l'acculer sous la douche et entreprendre leurs ablutions. Il n'avait absolument pas le contrôle de la situation, se sentait complètement dépassé, et pour une fois, adora cela. S'il avait encore quelques traces d'appréhension, elles se diluèrent une à une aussi sûrement que la mousse du gel douche sous le ruissellement de l'eau. Il faut dire que découvrir les reliefs du corps de Robin pour la première fois avait de quoi laisser sans voix. Bref, parler n'était plus d'actualité et, de toute façon, ils avaient autre chose à faire de leur bouche. Si c'est un peu avec l'empressement de deux adolescents maladroits qu'ils poursuivirent dans la vapeur d'eau chaude ce qui s'était déjà précisé sous la couette, c'est bien avec l'indécence magnifique d'amants aguerris qu'ils l'aboutirent. Le peu de temps qui leur restait ne permettant, en effet, ni circonvolutions, ni ronds de jambes, le plaisir prit vite la tournure d'un orage prêt à crever le ciel et, lorsque Robin lui tourna le dos explicitement au détour d'une expiration, aux ultimes hésitations se substitua la spontanéité la plus lumineuse. Peu avant que la jouissance ne les libère, Charles Edouard se mit à appeler le Seigneur. Jamais cela ne lui était arrivé.
C'est dans un état second, silencieux, souriant et rêveur, qu'ils mirent à profit les dix minutes qu'il leur restaient pour s'habiller et prendre un mini-petit déjeuner.

Trois heures après avoir déposé Robin au départ de son train Charles Edouard se refaisait encore la scène en boucle, essayant de se souvenir de chacun de leurs gestes. Si cette première matinée d'amour avait laissé un goût de trop peu qui frôlait la frustration, il était clair, en revanche, que chacun l'avait vécue avec une ferveur suffisante pour alimenter une belle cohorte de rêveries pour le mois avenir.

>> SUITE

________________________________

Cadeau !! * ^^
(rien à voir avec le texte ci-dessus, si ce n'est l'ambiance générale…)

Image_2
Igor Dolgatschew et Dennis Grabosch (Alles was zählt, ép. 751)

*Cliquez sur l'image pour voir la vidéo. Il s'agit d'un extrait de la série allemande "Alles was zählt" (nom de la série en français : le rêve de Diana) qui passe en ce moment sur M6  (à une heure de grande écoute, incroyable ! ) et Teva. Parmi les chassés-croisés d'une quinzaine personnages dans la pure tradition du "soap", l'histoire de Deniz, lycéen de 17 ans, et Roman, patineur artistique de renom, forcément, a bien des points communs avec ce que j'aime écrire… Bon, et ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir une scène (homo)érotique aussi tendre. En plus, les deux acteurs sont vraiment craquants.

Posté par kitty78 à 16:24 - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 septembre 2009

Un p'tit gars bien mimi

4a6716882a7e5

Posté par kitty78 à 17:48 - LIRE, VOIR, ECOUTER - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

18 juillet 2009

Accès direct à mes nouvelles

Pour simplifier la vie de mes lecteurs passés, présents, futurs, voici ci-dessous les liens directs vers les histoires courtes que j'ai publiées ici.

Je signale pour mes éventuels visiteurs mineurs, que certaines scènes à caractère érotique dans ces nouvelles pourraient éventuellement les choquer.

><><><><><><><><><><><><><><><><><><>

N06

  >> Robin
Paris : sur fond de création artistique, la rencontre improbable d'un petit génie du dessin et d'un aristocrate travaillant pour un célèbre couturier.
Robin - partie 1 - Surprenante rencontre

Robin - partie 2 - Le génie de Robin
Robin - partie 3 - Champagne dans la mansarde
Robin - partie 4 - Jean Saint-Lyre
Robin - partie 5 - La nouvelle vie de Robin
Robin - partie 6 - Sous le même toit
Robin - partie 7 - Le dilemme de Robin
Robin - partie 8 - Un déménagement et un baiser
Robin - partie 9 - Dégrisement

Robin - partie 10 - La transgression de Charles Edouard
 
Robin - partie 11 - La mère et la cuti

>> Le violon
Un appartement parisien, l'été. Miguel est en colère contre Julien qui semble mettre sa passion pour la musique au-dessus de tout le reste.

>> Dis-moi de rester
Septembre, au bord de l'Atlantique. C'est la fin des vacances pour Cathy, Simon et Sophie. Simon est fasciné par le mystérieux Alex qu'ils ont accueilli quelques semaines auparavant. Ce dernier, un matin, lui avoue sa séropositivité.

> Introduction… le séïsme
> Chapitre 1… c'est beau un homme qui pleure
> Chapitre 2… un baiser, un malaise
> Chapitre 3… Cathy, je l'aime
> Chapitre 4… merveilleux dégâts
> Chapitre 5… faire le vide
> Chapitre 6… l'homme blessé
> Épilogue… se consoler

Image_4 Image_3
Steven Turpin et Dusan Dukic in "Amnesia : the James Brighton enigma"

>> Alors qu'il neige
Seuls dans la maison, un soir d'hiver, deux garçons, Samuel et Julien, se rapprochent.

>> Le secret de Nico
Nico ne connait pas l'amour et en a terriblement peur. Vincent l'aime et va tenter de l'apprivoiser…

>> L'impossible
Elysa quitte son suicidaire de copain, Will, après un drame de trop. Thomas, son ami d'enfance, va devoir le ramasser à la petite cuillère en ravalant son désir et ses sentiments pour lui, comme toujours, comme depuis 18 ans d'indéfectible amitié…

>> Conte d'été
Julia et Martin se sont séparés il y a trois mois et se retrouvent pour discuter. Chacun a noué une nouvelle relation durant l'été. Alors que Julia vient de longuement parler de son nouveau copain, c'est au tour de Martin de raconter sa rencontre avec Cris.

Gabi & Étienne
Gabi est une femme ou un homme? À vous de choisir.
>> Partie 1
>> Partie 2

Notes de l'auteur à propos des 2 personnages > ICI et > LÀ

Sous le signe de la pluie
Quelque part dans une région de France, se noue une histoire d'amour, tout en douceur et prudence, entre un professeur d'éducation physique et l'un de ses élèves lycéens.
>> Partie 1
>> Partie 2
>> Partie 3
>> Partie 4
>> Partie 5
>> Partie 6
>>
Partie 7

Image_3

Posté par kitty78 à 12:58 - • HISTOIRES DE GARÇONS QUI S'AIMENT - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 mai 2009

Paradisco

Un petit court-métrage tendre et mélancolique. Une jolie découverte que j'ai envie de vous faire partager (cliquez sur l'image pour lancer le film).

Paradisco de Stéphane Ly-cuong


Image_1
 

Posté par kitty78 à 18:07 - LIRE, VOIR, ECOUTER - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

02 décembre 2008

Lovers without hope

You're the one - Unblest - Torchwood 12

Jack (le mec avec des bretelles) et Toch (la jeune femme japonaise) se retrouvent coincés en 1941 dans ce palace, à la veille d'une bataille. L'autre beau capitaine (en uniforme, lui) s'appelle Jack aussi. Je vous épargne les explications, il faut connaître la série. Coup de foudre fatal entre les deux Jack… L'un va mourir demain et l'ignore, l'autre le sait (car il vient du futur) et doit de toute façon repartir dans son époque (la nôtre) en catastrophe… Vous comprenez le titre.

Le plus émouvant baiser télévisuel que j'ai vu (vous pouvez couper le son, c'est mieux)…

 

Extrait tiré de Torchwood (épisode 12)

Posté par kitty78 à 01:19 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

01 novembre 2008

Ils reviennent…

Y_Yetreinte04det

Posté par kitty78 à 13:09 - • ROMAN : LE DÉGEL - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

28 octobre 2008

Felix d'Éon

MeDrawingPhil2

Dessinateur au style classique, Felix d'Éon est un artiste américain (mère mexicaine, père français) que je vous invite chaudement à découvrir. Mes visiteurs habituels qui connaissent mes nouvelles et donc ma vision des "garçons qui s'aiment" comprendront aisément à quel point son univers et son travail peuvent me parler :))

CloverPlayingTheCelloDrwg CloverCello1
CloverNudeBed Deunoro5 JoeyEstaticWEB
MarcelAngel3 Fishing4 Drying_Off_Jeremy

Posté par kitty78 à 18:52 - LIRE, VOIR, ECOUTER - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

09 décembre 2007

Pluie d'été

JHpluie

Posté par kitty78 à 18:22 - MES IMAGES - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »